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AB, Rainforest, Bio Cohérence, Demeter, Nature & Progrès, Fairtrade, MSC, AOP, AOC, Label Rouge, … mais comment s’y retrouver parmi tous les labels, certifications et appellations qui fourmillent sur les étiquettes de nos produits alimentaires ? Entre les labels distinguant l’origine, les appellations, les certifications bio, il est devenu difficile pour le consommateur de s’y retrouver. Nous n’allons pas simplement vous proposer une énième liste de présentation des labels et appellations, mais nous vous proposons une enquête sur le sujet afin de vous aider à faire votre choix et trouver davantage de cohérence.

Une douce manipulation autour des labels : polémiques et débats

Difficile pour le consommateur de s’y retrouver parmi tous ces labels et appellations. Nous vous présentons les principaux à la fin de cet article. Quel est le plus éthique ? Celui qui fait le plus attention à l’environnement ? Le plus bio ? A coût de cahier des charges les plus complexes, d’organismes troubles qui attribuent les labels, et de polémiques autour de certains, il est compliqué d’y voir clair et de choisir ses produits de façon libre et éclairée.

La première chose à savoir sur les labels et leur attributions, c’est que la plupart sont décernés par des entreprises privées, certes contrôlées par le COFRAC et l’INAO (qui sont censés être des organismes indépendants et impartiaux. Nous disons « censé être » car pour le COFRAC par exemple, le président d’Ecocert siège au conseil d’administration… Hum drôle d’impartialité), mais les contrôles sont plutôt rares. Et dans les champs aussi les contrôles sont peu fréquents, une fois par an (minimum obligatoire) pour ce qui est du label AB et c’est surtout le côté administratif qui est vérifié.

La deuxième chose à connaître, est que les certifications sont pour la plupart payantes. « En moyenne la certification bio coûte 0.5% du prix d’un produit fini. Chez Ecocert par exemple, elle coûtera au minimum 350€ et au maximum 800€ par an. »

Le label bio : bio mais pas beau ?

Faisons un arrêt sur le label bio, celui pour lequel les consommateurs ont le plus confiance d’après une étude de Que choisir.org, 88% des répondants ont confiance dans le label AB. Et bien ce label, il n’est pas tout vert, ou tout bio si vous nous permettez la petite blague. En 2018, la valeur des achats des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique a progressé de 1.4 milliard d’euros, soit une croissance de +15.7% vs 2017. Mais à qui profite ce marché ? Est-ce que ce sont les maraîchers, éleveurs de petites tailles ? Ou plutôt les énormes exploitations agricoles ?

Le cahier des charges du label AB et Eurofeuille (qui est la même base) est de plus en plus laxistes. Pour exemple, le label européen bio autorise des traces d’OGM à hauteur de 0.9%, les producteurs peuvent produire des produits bio et non bio sur une même exploitation, il donne la possibilité aux éleveurs d’écorner les animaux, couper les becs des poules et les enfermer dans des bâtiments dont la surface n’est pas limitée. Pas très jojo tous ça, vous ne trouvez pas ?

« Clairement, le label européen a le mérite de faire un pont entre tous les pays, mais il n’est pas assez exigean ». Il n’est pas dans une démarche RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). C’est du conventionnel sans pesticide. Il peut certifier des tomates cultivées sous serre par des travailleurs sans-papiers et sous-payés du sud de l’Espagne. En concordance avec les règles de Biocohérence, l’enseigne spécialisée s’impose donc ses propres critères : pas de transport en avion, des produits français et de proximité. » explique à Novethic Claude Gruffat, président de Biocoop.

Tous les producteurs et défenseurs du bio n’adhèrent bien évidemment pas à cette vision s’incarnant dans un cahier des charges. Dès l’instauration du label AB dans les années 90, des producteurs se sont exclus de la démarche, ont boycotté le label pour créer la mention Nature & Progrès en 1995.

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Photo : Mathilde Bouterre

Mais parfois cela va bien plus loin que juste opter pour un label ou une mention moins connu que AB. Certains paysans et paysannes refusent de but en blanc d’être labelisés. Selon eux, pourquoi « étiqueter » sous un prix souvent coûteux un produit qui est bon pour le consommateur et bon pour la planète, il faudrait au contraire estampiller les mauvais produit pour alerter le consommateur des productions néfastes ! Hélas, nous en sommes encore bien loin, et les labels restent des gages de qualité et d’éthique pour les consommateurs.

Le label rouge garantit-il le bien-être animal ?

Et pour le bien-être animal, peut-on vraiment faire confiance aux labels ? Le Label Rouge, soi-disant le label garantissant la qualité supérieure de la viande est-il un label qui se préoccupe véritablement du bien-être animal ?

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Photo : Mathilde Bouterre

Le Label Rouge est le plus vieux label français mais aussi le plus populaire, 96% des consommateurs affirment le connaître. La viande Label Rouge coûte en moyenne 20% plus cher que les standards ? Le prix payé par le consommateur s’accompagne-t-il d’une juste rémunération pour les éleveurs et de bonnes conditions d’élevage pour les animaux ?

D’après une enquête de 60 millions de consommateurs, interviewé par France Inter, « les garanties sont très inégales ». Le Label Rouge n’induit pas forcément la notion de bien-être animal. Voici le détail du cahier des charges pour chaque animaux, extrait de l’article de France Inter :

« Bovins : le bétail doit pouvoir alterner entre pâture et stabulation intérieure, avec un nombre limité de bêtes par hectare. La litière paillée est obligatoire. Les mâles ne doivent pas être abattus avant leurs 30 mois et 28 mois pour les femelles.

Poulets : comme en bio, les races utilisées sont rustiques. Vous pouvez trouver une indication “poulet fermier plein air” : cela signifie que les volailles disposent de deux mètres carrés minimum chacune. La mention “poulet fermier en liberté” signifie que les poulets n’ont pas d’espace restreint : ils évoluent sans clôture.

Porcs : le Label Rouge porcin “a un grand besoin de clarification”, selon le magazine, qui déplore : “Tout est à vérifier au cas par cas.” Contrairement au poulet, le cahier des charges n’impose pas que le porc soit élevé en plein air, même partiel. Les élevages sont autorisés à élever sur béton ou sur plastique, sans litière. La castration est obligatoire, et l’ablation de la queue est autorisée.  60 millions de consommateurs conseille de se fier à des mentions plus spécifiques.  “Porc fermier élevé en plein air Label Rouge” signifie que l’animal dispose d’au moins 83 m² ; “en liberté”, au moins 250 m². »

Pêche durable, labels et controverses

Côté poisson, les labels ne sont pas en reste. L’association Bloom, association dévouée aux océans alerte d’ailleurs sur ce sujet dans de nombreux articles et parutions.

La mention « pêche durable » est utilisée dans la grande distribution à tout vas, décernée souvent par les industriels eux-mêmes ou par les GMS comme se fut le cas d’Intermarché. Les labels, même s’ils peuvent faire preuve de transparence, sont rarement garant d’une pêche dite durable. Le label MSC en est le parfait exemple.

Ce label, en quasi-situation de monopole a déjà certifié comme « durable » bon nombres de poissons surexploités. Il signe également des partenariats avec des géants de la consommation comme McDonald ou Carrefour et ses objectifs commerciaux rendent impossible l’identification d’alternatives réellement durables et ne laisse pas la place à de nouveaux labels plus vertueux. Cette stratégie commerciale avant d’être éthique pousse MSC à diluer sont cahier des charges pour « faire du chiffre ».

Y-a-t ’il donc un label plus vertueux ? Le label Artysanal est en tout cas une belle promesse. Ce label définit des critères environnementaux, sociaux et économiques pour la pêche artisanale au niveau internationale. « Artysanal permet aux consommateurs d’identifier des produits issus d’une pêche responsable, respectueuse des Hommes, de la ressource et de l’environnement. Le label intègre les critères retenus dans les documents de référence de la FAO qui sont le code de conduite pour une Pêche Responsable et les directives pour l’étiquetage écologique du poisson. Le programme de labellisation respecte notamment les exigences suivantes : ouvert à tous, critères techniques précis, objectifs et vérifiables, audits et certification indépendants, contrôles stricts et information transparente. »

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Photo : Jakub Kapusnak
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Photo : label Artysanal

Comment s’y retrouver et faire son choix ?

Dans cette jungle des labels, dont certains sont au cœur de polémiques et controverses en tout genre, comment le consommateur peut-il donc s’y retrouver ? A qui faire confiance ?

Voici quelques conseils pour vous aider.

L’un de nos premiers conseils est de vous inviter à acheter au plus proche du producteur, en valorisant les circuits courts et AMAP. Vu que la plupart des labels sont payants et que beaucoup de paysannes et paysans ne peuvent pas entamer la démarche de labellisation, le mieux est donc de demander ! Et oui tout simplement, posez des questions ! Osez demander d’où viennent les produits, comment sont les champs, est-ce que des intrants sont utilisés ? Les animaux sont-ils élevés dans de bonnes conditions ?

Pour y voir plus clair, voici une petite liste extraite d’un article de FNE :

Les labels officiels qui ne se préoccupent pas de l’environnement :

  • AOC et AOP certifient l’origine et le savoir-faire mais dans les cahiers des charges, il y a peu de critères environnementaux et sociaux
  • IGP liée à une aire géographique. Dans les cahiers des charges les critères environnementaux sont quasi-inexistants
  • Label Rouge : garantit une viande de qualité supérieure, très regardant sur les étapes de production et d’élaboration mais très peu sur le bien-être animal

Les deux labels officiels pour protéger l’environnement :

  • Le label AB et pas Eurofeuille (car les OGM sont autorisés ainsi que d’autres hérésies)
  • La certification Haute Valeur Environnementale qui fait la part belle à l’agroécologie.

Mais sur ces labels officiels, nous souhaitons alerter sur beaucoup d’incohérences ! Le label AB ne garantit pas le local et une production française, c’est aussi une dépense en plus pour les producteurs comme nous l’expliquions et les exploitations ont souvent des pratiques peu vertueuses.

Ainsi, privilégiez davantage Bio Cohérence ou Nature & Progrès, beaucoup plus éthiques mais que vous ne retrouverez presque jamais dans les supermarchés.

Et en ce qui concerne les conditions d’élevage, valorisez le bio plutôt que le Label Rouge (mis à part pour la volaille). Découvrez ici un guide responsable rédigé par les experts du CIWF « Compassion in World Farming », ONG qui milite pour un élevage durable.

Pour finir, voici une illustration de France Nature Environnement pouvant vous éclairer dans vos choix.

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Infographie : FNE

Présentation des divers labels : officiels, associatifs et industriels, une vraie ribambelle

Dans la jungle des labels, il est complexe de s’y retrouver pour le consommateur. Nous vous proposons une présentation des principaux.

Nous pouvons déjà les classer de différentes manières, entre ceux dispensés par les pouvoirs publics, ceux relevant d’une association et ceux qui prennent en compte les impacts sociaux et environnementaux.

Les labels sur les origines et indications géographiques

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AOC : Appellation d’origine contrôlée

Le label AOC « Appellation d’origine contrôlée » est un label créé en France en 1935, initialement pour le secteur viticole.

L’AOC désigne « la dénomination d’un produit dont la production, la transformation et l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté. C’est une garantie de l’origine et d’une typicité liée à la fois aux facteurs naturels et humains, un savoir-faire transmis de génération en génération. L’AOC ne peut concerner qu’un produit qui possède une notoriété dûment établie. »

Un organisme interprofessionnel des acteurs de la filière de production demande l’appellation auprès de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) et construit un cahier des charges. Une fois l’appellation obtenue, chaque produit doit donc suivre ce cahier des charges qui est spécifique et impose un standard au produit labellisé.

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AOP : Appellation d’origine protégée

AOP est un label qui a été créé en 1992 par l’UE pour l’ensemble des produits alimentaires et fait suite à l’AOC (même si cette dernière existe toujours).

« L’AOP désigne la dénomination d’un produit dont la production, la transformation et l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté. C’est une garantie d’origine et de typicité liée à la fois aux facteurs naturels et humains, un savoir-faire transmis de génération en génération. »

L’AOP s’obtient de la même façon que l’AOC.

Les labels sur la qualité supérieure

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Le Label rouge

Le label rouge a été lancé dans les années 60 et concerne la qualité des produits alimentaires.

« Le produit Label rouge possède un ensemble de qualités et de caractéristiques très spécifiques (conditions de production et goût), qui lui confèrent une qualité supérieure à son équivalent sur le marché. Dans certains cas, il est renforcé par une origine géographique spécifique. Il existe en France environ 500 produits porteurs du Label rouge. Les cahiers des charges, spécifiques à chaque type de produit, sont homologués par l’Institut national de l’origine et de la qualité. Ils comportent généralement une rubrique relative à l’environnement »

Les labels sur l’agriculture biologique

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Il s’agit du label officiel du bio, créé en 1985 et distinguant les produits issus de l’agriculture biologique. Il certifie « l’absence d’OGM et que l’aliment soit composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal ».

« La lutte contre les parasites, les maladies et les mauvaises herbes est réalisée par le choix d’espèces et de variétés appropriées, des rotations de culture, des procédés mécaniques de culture, protection des ennemis naturels des parasites par des moyens adéquats (par exemple haies, nids, dissémination de prédateurs) et le désherbage par le feu. En cas de danger immédiat menaçant la culture, certains produits d’origine naturelle, notamment insecticides, sont autorisés.

Les animaux élevés selon le mode de production biologique sont nourris à plus de 90% avec des aliments biologiques. Ils doivent avoir accès à des parcours en plein air et disposer d’un confort satisfaisant. La prévention est de règle et les animaux sont soignés en priorité à l’aide de thérapeutiques douces. »

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Le label Bio Cohérence a été créé en 2010. Il a été lancé en réaction à la règlementation européenne bio, jugée laxiste, par une association regroupant des producteurs et des distributeurs comme Biocoop, ainsi que des consommateurs (Bio Consom’acteurs), à la suite de réforme du règlement européen sur l’agriculture bio de 2009. Il revendique « une progression dans le domaine environnemental, mais aussi social et économique ».

« En plus de la réglementation européenne, le label Bio Cohérence interdit complètement les OGM, et les fermes doivent être 100% bio :

  • Mixité interdite et lien au sol (prise en compte des antécédents OGM des parcelles),
  • Limitation stricte de tout intrant,
  • Interdiction des caillebotis (sauf pour les bovins),
  • Alimentation exclusivement bio des animaux, et non-utilisation d’effluent issus d’animaux ayant consommés des OGM,
  • Complémentarité sol – plantes – animaux.

L’âge et les surfaces d’élevage sont allongés par rapport à la réglementation européenne. Les produits transformés portant le label sont composés exclusivement d’ingrédients bio (contre 95 % pour le label bio européen). Le développement local et équitable est encouragé.

La certification au label Bio Cohérence est soumise à trois étapes : la certification au label AB européen, le respect du cahier des charges de la marque contrôlés par les organismes certificateurs accrédités pour le contrôle du règlement européen (contrôle indépendant des marques) ; et l’engagement dans une dynamique de progrès, contrôlé en auto-évaluation et par l’association qui prévoit en plus du volet environnemental, un volet social et un volet économique (contrôle indépendant des organisations). »

Le label Demeter a été créé en 1932 et certifie les produits issus de la biodynamie. Plus de 700 professionnels sont adhérents en France.

« Les produits labellisés Demeter respectent le cahier des charges de l’Agriculture biologique mais doivent respecter en plus d’autres critères liés à leur mode de production : ils sont issus de l’agriculture biodynamique et tient compte des rythmes saisonniers. La ferme étant considérée comme un système où tous les éléments interagissent entre eux, la certification Demeter de domaines agricoles qui n’élèvent pas de bétail (lequel favorise la fertilité du sol), n’est pas possible. Il existe des cahiers des charges spécifiques pour le vin, la bière, l’apiculture et pour les textiles. »

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Créé en 1964, la mention Nature & Progrès associe professionnels et consommateurs afin de promouvoir l’agroécologie. Elle décrit le règlement bio européen comme limité « à une dimension technique qui ne questionne ni l’industrialisation de la bio, ni ses répercussions sociales et écologiques ».

Productions végétales

« Les fermes sont éloignées d’au moins 500 m des grandes voies de circulation routière, tous les produits ionisants (ultra-violet compris) sont interdits pour les produits et denrées destinés à l’alimentation humaine et animale, la cuisson et le séchage par micro-ondes sont interdits, les fertilisants utilisables sont soumis à des obligations de contrôles stricts (analyses de résidus obligatoires sur les déchets de l’industrie betteravière) et excluent les dérivés d’OGM (organismes génétiquement modifiés). L’usage de l’azote rapide (source de pollution par les nitrates) est réglementé et limité et 50% au moins de l’azote doit être apporté sous forme d’amendements (compost). L’autonomie en intrants (par compostage des déchets de l’exploitation) est encouragée … La biodiversité est encouragée par la promotion de la variété. »

Productions animales

« Conversion à 100 % de la ferme à l’agriculture biologique en cinq ans maximum (la réglementation Européenne et Française permet d’envisager des productions bio et non bio sur la même ferme), taille du cheptel limitée à 1 Unité Gros Bovin par hectare de Surface Agricole Utile, taille des élevage limitée (500 porcs par an par ferme), compostage des fumiers (trois mois minimum), interdiction totale des OGM (organismes génétiquement modifiés) pour l’alimentation, concentrés donnés au bétail en plus du fourrage 100 % bio (contre 90 % en Agriculture biologique), ensilage interdit (autorisé jusqu’à 50% de la matière sèche de la ration journalière, en Agriculture biologique), pour les ruminants, pâture d’au minimum 5 mois et interdiction des additifs fourragers de synthèse, achat de poussins garantis non vaccinés (autorisés en AB), limitation des traitements vétérinaires (aucun pour les volailles), temps de transport des animaux limités à 6 heures, promotion des races à faibles effectifs et des races locales… »

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Les labels équitables

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Max Havelaar – Fairtrade

« Les textes de référence du label sont les standards internationaux du commerce équitable, déclinés en standards génériques et en textes plus spécifiques adaptés aux filières de production, dont on connaît surtout le volet économique (un prix minimum garanti couvrant les coûts d’une production durable, revenu plus stable, capacité à négocier et investir pour se développer) et le volet social (renforcer les organisations des producteurs, respecter les droits fondamentaux des travailleurs qu’ils soient producteurs ou salariés par l’application de 8 principales conventions de l’Organisation internationale du travail). Les textes comportent aussi un volet environnemental avec par exemple la limitation des pesticides, l’utilisation de fumure organique et une bonne gestion des ressources.»