Temps de lecture : 3 minutes

Lever le voile sur le métier de paysan

Nous souhaitons résolument changer l’image que peuvent avoir les agriculteur-rices dans notre pays. Le récent film d’Édouard Bergeon « Au nom de la terre » avec Guillaume Canet a récemment mis au grand jour la dure réalité du métier d’agriculteur.

Leur métier, sous-estimé, fait l’objet de vives critiques auprès de la société civile. L’agriculteur-rice est un bouc émissaire idéal, stigmatiser par les citoyens, dénigrer par les industriels de l’agroalimentaire et les géants de la distribution alimentaire, et enfin, laissés pour compte par les politiques et les institutions.

Épisode#1 : Pierre, 40 années de quête vers une agriculture résiliente

Épisode#2 : Alban, d’ingénieur informatique à maraîcher épanoui

Épisode#3 : Laure & Julien, vins naturels, vignes et vies en harmonie avec la nature

Épisode#4 : Martine, de l’importance des fermes polyculturelles

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Illustration : Caroline Mette

Alors oui, on nous parle sans arrêt d’un modèle agricole à bout de souffle, des méfaits des produits phytosanitaires sur notre santé et sur la biodiversité, des ravages des pratiques agricoles industrielles sur les sols et le climat, mais parle-t-on un instant de ce que vivent ces agriculteurs-rices ? Parle-t-on de leur rémunération dérisoire ? Parle-t-on de leur quotidien difficile ? Parle-t-on des emprunts colossaux nécessaires à leur exploitation ? Parle-t-on de l’injustice de la Politique Agricole Commune ? Parle-t-on de la difficile acquisition de terres et des prix aberrants pratiqués par la grande distribution pour les rémunérer ? Parle-t-on des immenses contraintes auxquels ils sont soumis pour produire de la nourriture (verrouillage botanique et juridique lié aux semences, mainmise des industriels de l’agrochimie, etc.) ? Parle-t-on de l’immense défi que représente l’affranchissement des pratiques industrielles pour se convertir à un modèle d’agriculture durable ? Enfin, parle-t-on des sacrifices, du sentiment de solitude voire de dépression que peuvent ressentir ces personnes pour simplement nous nourrir ?

Pas vraiment ou du moins, pas assez !

Et puis, l’image du sympathique fermier en mal d’amour et de sociabilité véhiculée dans « L’Amour est dans le pré » ne colle pas non plus avec la réalité de ce monde…

Alors pour faire entendre leur voix, pour conserver des témoignages de personnes passionnées, pour montrer ce qu’il manque pour que l’agriculture durable puisse prendre de l’ampleur, pour comprendre leur quotidien, leurs joies et leurs peines, pour comprendre qu’ils ont besoin de nous tous, citoyens et mangeurs et pour soutenir cette agriculture paysanne, nous avons créé ce podcast.

Une conversation intime

Ce podcast s’immerge donc dans la vie de paysans et paysannes du XXIe siècle pour recueillir leurs témoignages intimes. Depuis leur ferme, depuis leur champ, nous tentons de capter au mieux ces portraits du monde de l’agriculture en transition au travers de leurs histoires personnelles.

Nous avons choisi des agriculteurs-rices aux engagements forts ! Des personnes aux parcours atypiques, des explorateur-rices courageux-ses du monde agricole de demain. Vous découvrirez que, bien loin de l’image négative qu’on peut en avoir, ces personnes sont de véritables héros et héroïnes des temps modernes et que leur travail nous est tout simplement vital !

Ce projet de création sonore est réalisé en partenariat avec la radio associative Campus FM Toulouse.

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Photo : Mathilde Bouterre
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Photo : Mathilde Bouterre